LES SECTIONS COMMUNIQUENT

LYCÉE JEAN MONNET

Le vendredi 25 septembre, une délégation composée de représentants de la CGT, de la FSU et des associations de parents d’élèves (FCPE et PEEP) du lycée Jean Monnet de La-Queue-lez-Yvelines était reçue dans les locaux de la direction académique, à Guyancourt. A l’issue d’une courte mais fructueuse audience, les revendications suivantes étaient satisfaites : arrivée immédiate d’un·e secrétaire général·e, création d’un poste à temps plein au secrétariat d’intendance, garantie quant au maintien du poste du secrétariat élèves après le départ de la personne occupant actuellement ce poste.

Cette magnifique victoire a été permise par une mobilisation massive de tous les personnels du lycée, soutenus dans leur action par les associations de parents ainsi que par les élèves. Cette mobilisation s’est construite dès la rentrée, dans la continuité de nombreuses actions qui, depuis 2024, ont permis de sauver l’ULIS de l’établissement, d’obtenir de la région l’engagement à réaliser des travaux de rénovation et d’agrandissement du lycée – dont le calendrier a été présenté aux représentant·es du personnel le jeudi 24 septembre, ou encore l’acceptation d’une demande de rupture conventionnelle de la part d’une collègue à bout, qui subissait depuis de longs mois le silence des services du rectorat concernés.

Depuis presqu’un an, les militant·es CGT et SNES-FSU de l’établissement alertaient sur les conditions de travail des personnels administratifs, qui tentaient tant bien que mal de maintenir le lycée à flot malgré une situation de sous-effectif chronique, qui mettait leur santé en péril. A la rentrée, le constat était fait de l’immobilisme des services de l’Éducation nationale quant à cette situation dramatique. La nouvelle direction de l’établissement (tout comme l’ancienne), tout à fait consciente des risques qui pesaient sur la santé des personnels, avait de son côté à nouveau alerté par les voies officielles les services concernés. Plus d’une semaine après cette énième alerte, à nouveau restée sans réponse, les organisations syndicales décidaient de passer à l’action. Prenant acte de l’enkystement d’une situation qui devenait intenable, et s’appuyant sur un préavis qui avait été déposé en juin afin d’appuyer nos efforts de négociation, la grève était très largement votée et suivie par l’ensemble des personnels du lycée. Après deux jours d’une mobilisation exemplaire, la victoire était acquise. La vigilance demeure, toutefois, et celle-ci ne retombera que quand les personnels promis seront en poste.