Après la claque aux élections européennes, la dissolution manquée et la nouvelle claque aux élections législatives… ce pouvoir n’accepte toujours pas d’avoir perdu. Les conditions de rentrée, elles, se suivent et se dégradent. La ministre démissionnaire n’essaie même plus de faire croire qu’il y aura un·e enseignant·e dans chaque classe ou que le budget suffira à financer notre École… sans parler des contre-réformes en cours. Nous avons besoin de Services publics de qualité, notamment l’Éducation. Le temps est venu de faire appliquer nos revendications.
Macron expérimente la politique démissionnaire
Visiblement, préparer un budget 2025 restrictif ou préparer une rentrée scolaire, c’est « régler les affaires courantes ». Au-delà de la crise actuelle de régime, c’est nier l’importance des choix politiques à faire en matière notamment d’Éducation.
En attendant, dans l’Éducation nationale, ce sont par exemple 8000 enseignant·es en moins depuis 2018, 21% de personnels administratifs de moins depuis 2007; C’est une crise du recrutement qui s’accentue, une réforme du lycée qui continue de violenter notre jeunesse, un « Choc de savoir » au service de la ségrégation sociale qui se poursuit malgré l’opposition unanime (et les multiples reculades locales dans les collèges), un « Pacte », boudé par les équipes mais toujours là, une politique d’évaluation et de contrôle des personnels et des élèves… Bref, il fallait que rien ne bouge… pour que tout bouge .
Malgré cette sourde oreille, la fragilité extrême du président et nos victoires syndicales locales de l’année dernière appellent du changement. Et vite.
Évaluation nationales
À l’occasion de leur généralisation dans le 1er degré, nous appelons à les boycotter collectivement. Pour donner du poids à cette action, avec le SNUipp et SUD Éducation, nous appelons à la grève le 10 Septembre 2024 .
Localement, dès la pré-rentrée, construisons des dynamiques d’équipes pour faire comprendre leur danger pour notre outil de travail et nos élèves. Ce boycott doit se voir comme une décision d’équipe pour construire du collectif et éviter les formes de répression individuelle.
Accélération de la réforme voie pro
Dissociation des parcours en fin d’année de terminale Bac Pro; généralisation des dispositifs associés à France Travail visant essentiellement à pourvoir les emplois dits « en tension » ; carte des formations : mise en adéquation radicale des formations avec les besoins en emplois locaux …
Cette réforme tourne le dos à la vocation émancipatrice de la formation pro sous statut scolaire .
Les évaluations nationales, c’est quoi ?
Généralisées dans le 1er degré, « proposées à la généralisation » au collège, imposées en seconde, ces évaluations restent des outils d’un pilotage par objectifs, d’un contrôle des pratiques pédagogiques et la déshumanisation du suivi des élèves. Pourquoi ?
Contrôle des pratiques pédagogiques
Elles sont la pierre angulaire d’un système global d’évaluation du système éducatif. Elles visent à la fois les élèves et les personnels et participent d’un contrôle croissant des pratiques professionnelles. Ce faisant, elles dépossèdent les enseignant·es de la maîtrise de leur travail.
Renforcement des inégalités scolaires
L’enseignant·e, en ayant la main sur la conception de ses apprentissages jusqu’aux évaluations, peut adapter la progression et les méthodes à chaque élève. À l’inverse, ces outils standardisés n’offrent pas de réponses adaptées et participent à émietter le travail scolaire, figeant les élèves dans des cases, les enfermant dans des parcours différenciés.
CONTRE CES ÉVALUATIONS, TOUTES ET TOUS EN GRÉVE LE 10 SEPTEMBRE
DÈS CETTE RENTRÉE, CONSTRUISONS UNE DYNAMIQUE DE MOBILISATION POUR FAIRE APPLIQUER LES REVENDICATIONS DE LA CGT ÉDUC’ACTION…
URGENCE POUR UNE VRAIE RUPTURE DANS LES POLITIQUES D’ÉDUCATION..
Dans le contexte actuel, la CGT Éduc’action appelle les personnel à se réunir et préparer une mobilisation d’ampleur pour exiger la mise en œuvre de nos revendications
Rappel de nos revendications fortes !
- Retour à la retraite à 60 ans
- Négociations sur les grilles salariales
- Augmentation indiciaire de 400 € net de l’ensemble des personnels, l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation, égalité salariale
- Titularisation de tou∙tes les contractuel∙les sans condition de concours et de nationalité
- Abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique et maintien du statut de fonctionnaire
- Créations massives de postes
- Abandon du « Choc des savoirs », du SNU, de l’uniforme et des évaluations nationales
- Abandon du Pacte
- Abrogation de la réforme du LP
- Statut de catégorie B pour les AESH et AED, le retour du statut de surveillant étudiant
- Abrogation de toutes les réformes de tri social, de la réforme du lycée à Parcoursup…
- Nationalisation de l’enseignement privé sous contrat
- Nouvelle carte de l’Éducation prioritaire sur des critères objectifs incluant les lycées
- Mise en œuvre de conditions d’accueil dignes pour les élèves allophones.

